La réforme à venir des cotisations sociales introduit une nouvelle manière de calculer l’assiette sociale des travailleurs indépendants. L’objectif est de rendre le système plus lisible et de renforcer la part des cotisations qui ouvrent réellement des droits, notamment en matière de retraite.

1. Pourquoi cette réforme ?

Les pouvoirs publics souhaitent simplifier le fonctionnement actuel et mieux valoriser les cotisations « contributives ». Le montant total des prélèvements sociaux reste stable, mais leur répartition évolue : la CSG-CRDS diminue et certaines cotisations augmentent afin d’améliorer les droits sociaux.

Les auto‑entrepreneurs sont également concernés : à partir du 1er janvier 2026, la part de la CSG‑CRDS se réduit au profit des cotisations contributives.

 

2. Une assiette de calcul unifiée et simplifiée

Une seule base de calcul servira désormais aux cotisations sociales et à la CSG‑CRDS. Cela rapproche les indépendants du régime des salariés et élimine l’écart auparavant existant.

La nouvelle assiette sera déterminée à partir du revenu brut après déduction des charges d’exploitation et application d’un abattement forfaitaire de 26 %, sans déduire les cotisations sociales.

3. Une revalorisation des cotisations ouvrant des droits

La réduction de la part consacrée à la CSG‑CRDS permet d’augmenter les cotisations donnant accès à des droits, notamment en matière de retraite. Cela devrait renforcer la protection sociale des travailleurs indépendants.

4. Mise en œuvre

La réforme s’appliquera en 2026, au moment de la déclaration des revenus de 2025. Les barèmes évolueront simultanément.

5. Points essentiels à retenir

– Revenu brut diminué des charges et abattu de 26 %.

– Fin de l’intégration des cotisations sociales dans la base CSG‑CRDS.

– Pour les micro‑fiscaux, maintien des abattements actuels (71 %, 50 %, 34 %).

– Une partie des dividendes demeure intégrée.

– Tous les travailleurs indépendants sont concernés, sauf exceptions.

6. Évolution des taux de cotisations

Les barèmes évoluent afin de conserver un niveau global équivalent tout en améliorant les droits retraite.

Les principaux changements incluent :

– Le taux de cotisation maladie reste progressif selon le revenu, avec un taux « plein » désormais fixé à 8,5 % pour tous les travailleurs indépendants. Avant la réforme, ce taux était de 6,70 % pour les artisans, commerçants et professions libérales non réglementées, et de 6,5 % pour les professions libérales réglementées, y compris les praticiens et auxiliaires médicaux.

– Augmentation des taux de retraite (base et complémentaire selon les catégories).

Ces nouveaux taux s’appliqueront avec l’ouverture de la campagne déclarative d’avril 2026.

En résumé

La réforme instaure une assiette unique, plus simple, renforce les cotisations contributives et s’appliquera pleinement en 2026.